Déclin et renouveau

Plaquette 2017-2018 de la Maison des jeunes et de la culture de Villeurbanne. Archives municipales de Villeurbanne / Le Rize.

La formation critique des citoyens initialement très présente a été amoindrie au profit d’une conception « récréative » : démocratisation des loisirs et épanouissement personnel. De nouveaux modes de financements qui ont incité les acteurs associatifs à découper leurs territoires et leurs publics en « projets » sectorisés ont renforcé la diminution de l’impact de ces actions. Aujourd’hui les questions d’émancipation reviennent sur le devant de la scène et les mouvements se réclamant de l’éducation populaire tentent de se refonder à la fois autour d’une critique des dominations mais aussi par l’accompagnement des conflictualités sociales dans une visée de transformation des injustices vécues par les groupes en action politique. Un vaste programme auquel de nombreux acteurs réfléchissent au quotidien, que ce soit du côté des acteurs associatifs traditionnels tels que les MJC, les centres sociaux ou les Universités populaires d’association comme ATD Quart-Monde ; des acteurs plus institutionnels tels que le Ministère de la jeunesse et des sports, les services de démocratie citoyenne des collectivités locales, les médiathèques, les professeurs de l’Éducation nationale ; enfin du côté des citoyens eux-mêmes par la fondation d’Alliances citoyennes ou de collectifs de solidarités locales comme Jamais sans Toit.