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Découverte

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L'EXPO CULTES

Église catholique Notre-Dame de l'Espérance © Bruno Amsellem

Et si on parlait sérieusement des religions ?

 

Parler de religion dans une institution publique peut surprendre, à l’heure où le débat sur la laïcité revient régulièrement sur le devant de la scène. Pourtant, dans un contexte construit par la loi de séparation des églises et de l’État de 1905, on constate que les villes contemporaines, à Villeurbanne comme ailleurs, sont marquées par le fait religieux. Qu’elles soient anciennement implantées (comme les paroisses catholiques), ou arrivées plus récemment (communautés juives et musulmanes, catholiques ukrainiens, bouddhistes, nouvelles églises chrétiennes…), les multiples expressions confessionnelles présentes dans l’espace urbain façonnent un paysage religieux, souvent bien visible et toujours complexe.

Sous le double effet des migrations et de la mondialisation, la ville d’aujourd’hui est devenue le creuset d’une grande pluralité religieuse, dans laquelle toutes les frontières traditionnelles sont brouillées entre croyance, pratique religieuse ou appartenance à une communauté. Ces recompositions du fait religieux représentent un enjeu politique pour les pouvoirs publics municipaux, qui doivent faire face à de nombreuses questions concernant les lieux de cultes, les commerces, les fêtes dans l’espace public ou les réseaux d’activités culturelles et de solidarité.

L'expo Cultes, les religions dans la ville apporte sur ce sujet des connaissances et des clés de lecture, proposant ainsi remède aux idées reçues – et (dieu sait qu’) elles sont nombreuses en matière de religions. En croisant la rigueur scientifique de chercheurs et l’approche sensible de photographes, le Rize donne à comprendre le fait religieux en ville à partir de l’exemple villeurbannais, à travers l’image, le texte ou la musique.

Le Rize parle aussi de religions dans la perspective d’un dialogue interculturel - interreligieux en l’occurrence : si les religions fondent des représentations du monde plurielles, elles peuvent constituer un atout pour la vie sociale et démocratique de la cité, contribuant chacune à la richesse des imaginaires qui animent la ville et forgent son identité, en participant à une pratique constructive d’une laïcité de reconnaissance et de dialogue.