La renommée du nouveau centre urbain

Les réseaux du socialisme municipal, dont fait partie le maire, Lazare Goujon, participent à la diffusion de l'initiative villeurbannaise. Ainsi, la revue Urbanisme, dirigée par Henry Sellier, inclus une analyse du projet de Nouveau Centre, dans un numéro consacré à la construction en hauteur.

Les services techniques municipaux se chargent aussi de faire connaître le projet au fur et à mesure de sa mise au point. Le fond Gustave Desgrandchamps, conservé au Rize, contient notamment des courriers adressés à des revues d'architecture ou illustrées d'envergure nationale. 

Le projet est aussi connu au délà des frontières nationales. Des revues d’architecture et d’urbanisme en Allemagne ou au Japon consacrent des articles à la construction du quartier. Le style rappelle celui des gratte-ciels américains des années 30 : l’Empire State Building new-yorkais a été inauguré en 1931.

Pour Villeurbanne, la réalisation de cet ensemble est donc un semi-échec, d’autant que la société mixte dans laquelle la municipalité s’était associée à des entreprises privées connaît des difficultés financières avec la crise économique. Cela coûte au docteur Lazare Goujon son fauteuil de maire. Les parties non exécutées du projet, comme celui de construction d’un stadium, sont abandonnées.

La littérature est importante sur la construction du quartier des Gratte Ciel dans l’entre deux guerres.

Les Gratte-ciel font aujourd'hui partie du réseau des Utopies réalisées regroupant cinq sites majeurs de l'architecture moderne en Rhône-Alpes.

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