Révolution de la grande distribution et fragilisation du petit commerce
L’apparition de la grande distribution semble répondre à un besoin pressant. Avec l’augmentation de la population urbaine liée au baby-boom, à l’exode rural et au besoin en main d’oeuvre immigrée, il est nécessaire d’assurer aux nouveaux habitants un logement et des lieux d’approvisionnement.
En réponse à la croissance démographique dans l’agglomération, l’Est lyonnais ainsi que les quartiers de la Duchère et des États-Unis, augmentent leur capacité d’accueil avec la construction de nouvelles cités dans les années 1960. Ce n’est donc pas un hasard si l’enseigne Carrefour s’implante à Villeurbanne en 1964, puis à Vénissieux en 1966.
L’ouverture en France des premiers supermarchés et hypermarchés affirme le dynamisme de la distribution de masse et de l’industrialisation de l’agriculture sur le territoire.
Au XIXème siècle, les quartiers situés à proximité de Lyon s’industrialisent et s’urbanisent en premier. Il s’y développe en plus grand nombre des activités commerçantes. Aujourd’hui cette configuration demeure : les secteurs situés à l’ouest de Villeurbanne sont davantage pourvus en commerces que ceux situés à l’est. Le développement commerçant et marchand s’effectue aussi au fil des déplacements successifs de la Mairie : d’abord située à Cusset, puis à Grandclément, et enfin aux Gratte-Ciel.
La densité commerciale à Villeurbanne est à son maximum entre les années 1920 et le début des années 1970 (plus de 600 commerces alimentaire). Ce nombre s’effondre avec l’affirmation des grandes surfaces dans les années 1970 pour se stabiliser aux environs de 250.