Aux portes de la ville

Les cartes postales choisies permettent de mettre en évidence une des caractéristiques d’une banlieue du début du XXe siècle : un espace de loisir pour la population de la ville dans son ensemble.

Villeurbanne, comme la plupart des communes de la première couronne de banlieue, se trouve à la limite de l’espace urbanisé. Les champs, la campagne sont donc proches. Ici, la proximité de la Rize, même si son usage industriel pollue fortement l’eau de la rivière, permet l’installation de cafés restaurants, guinguettes et autres établissements qui permettaient aux ouvriers villeurbannais et lyonnais de venir le vendredi soir et le dimanche au petit bal ou manger la friture et jouer aux boules. 

Le terminus du tramway à Cusset rend accessible à tous ce moment de loisir qui tente de faire oublier les conditions de travail difficiles des ouvriers.Le pont des Planches, sur les bords de la Rize, sur la commune de Vaulx-en-Velin, à quelques centaines de mètres de tramway compte quelques établissements renommés.

Avant les congés payés, le développement de l’automobile et les Trente Glorieuses, les ouvriers et les employés peuvent, un jour par semaine, se détendre et oublier leurs soucis.


Chanson

Quand on s'promène au bord de l'eau

In, La belle équipe, Julien Duvivier, 1936.

Paroles : Julien Duvivier.

Musique : Maurice Yvain.

Interprète : Jean Gabin

Du lundi jusqu'au sam'di,
Pour gagner des radis,
Quand on a fait sans entrain
Son p'tit truc quotidien,
Subi le propriétaire,
L'percepteur, la boulangère,
Et trimballé sa vie d'chien,
Le dimanch' viv'ment
On file à Nogent,
Alors brusquement
Tout paraît charmant ! ...

{Refrain:}
Quand on s'promène au bord de l'eau,
Comm' tout est beau...
Quel renouveau...
Paris au loin nous semble une prison,
On a le cœur plein de chansons.
L'odeur des fleurs
Nous met tout à l'envers
Et le bonheur
Nous saoule pour pas cher.
Chagrins et peines
De la semaine,
Tout est noyé dans le bleu, dans le vert ...
Un seul dimanche au bord de l'eau,
Aux trémolos
Des p'tits oiseaux,
Suffit pour que tous les jours semblent beaux
Quand on s'promène au bord de l'eau.

J'connais des gens cafardeux
Qui tout l'temps s'font des ch'veux
Et rêv'nt de filer ailleurs
Dans un monde meilleur.
Ils dépens'nt des tas d'oseille
Pour découvrir des merveilles.
Ben moi, ça m'fait mal au cœur...
Car y a pas besoin
Pour trouver un coin
Où l'on se trouv' bien,
De chercher si loin...

{Refrain}


Fiche pédagogique

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