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Immeubles Gillet, résidence Camille-Koechlin

Les établissements Gillet, installés à partir de 1890 le long de la rue Flachet (sur l’emplacement des actuels immeubles de la Perralière), construisent en 1893 des logements économiques rue Camille-Koechlin, destinés à près de 400 ouvriers de leurs usines.

Une habitante de la résidence C. Koechlin en octobre 1986, photo publiée dans Villeurbanne Aujourd'hui, décembre 1986, ph. OVIDE
Les immeubles réhabilités le long de la rue C. -Koechlin, 2014, ph. G. Michallet
Le maire dévoile la plaque lors de l'inauguration de la réhabilitation, 25 nov. 2014, ph. G. Michallet

Auteur(s) : Dominique Grard, archiviste de la ville de Villeurbanne

Les logements Mangini, premières habitations à loyer modéré

L’industrialisation de Villeurbanne, à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle, s’est vite accompagnée d’une pénurie de logements. Les industriels voulant s'implanter sur la commune ont dû construire leurs propres unités de logements ouvriers. En 1886, Joseph Gillet, industriel de la chimie, s’associe à Félix Mangini, ingénieur des chemins de fer et à Édouard Aynard, banquier, pour fonder la Société anonyme des Logements économiques, dans le but d’offrir aux familles ouvrières des logements sains à des prix acceptables. Ses réalisations affichent une totale sobriété dans leur conception et le « type Mangini » se retrouve dans diverses constructions à Oullins, à Lyon : quartier des Brotteaux et de Vaise et à Villeurbanne. Le concept Mangini représente alors une avancée considérable en matière d’hygiène avec l’arrivée des WC à chaque étage.

La résidence Camille-Koechlin

Aussi, lorsqu’en 1890, Gillet installe à Villeurbanne les bâtiments industriels d’une teinturerie sur plus de huit hectares, le long du chemin Sautin (actuelle rue du 1er mars),  la Société des Logements économiques édifie-t-elle dès 1893, dans l’immédiate proximité rue Camille-Koechlin, sept immeubles collectifs pouvant abriter quelque 400 personnes, sur quatre niveaux, avec quatre-vingt jardinets en pied d’immeuble. Ces logements sont d’abord attribués aux « meilleurs ouvriers », essentiellement des ouvriers qualifiés (apprêteurs, teinturiers, coloristes…).

D’autres réalisations sont à mettre à l’actif de la Société en 1926 à Villeurbanne sur le cours Émile-Zola : 44 logements aux n° 273-279 et aux n° 198-200. En 1929, le groupe Gillet, quant à lui, réalise les 125 logements du groupe Bonneterre et les 120 logements situés 8-24 rue Flachet.

La résidence Camille-Koechlin appartient depuis 1999 à l’OPAC du Rhône qui, début 2011, entreprend sa réhabilitation. Aujourd’hui, elle est entièrement remise aux normes et rénovée grâce à un renforcement de l’isolation et la réalisation d’une chaufferie collective pour les 84 ménages, actuels locataires. Les petits jardins ont été réunis pour constituer trente-deux parcelles de 100 m² qui seront louées aux habitants, car, selon Pascale Tridon chargée de mission à la direction du développement urbain de la Ville, « ils sont un micropaysage qui compose la ville ».

 


Bibliographie

Bonneville (Marc), Naissance et métamorphose d'une banlieue ouvrière : Villeurbanne : processus et formes d'urbanisation, Presses Universitaires de Lyon, 1978 (AMV : 2C1)

Legrand (Christian), Le logement populaire et social en Lyonnais 1848-2000, Editions aux arts, 2002 (cote AMV 2C2412)

E. B. « La résidence Camille-Koechlin sera rénovée sans perdre son âme », Le Progrès de Lyon, 7 décembre 2010.


Sources

Sources imprimées :

"Anecdote : une bombe à l'étage", Villeurbanne aujourd'hui, décembre 1986, n°17, p.11


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