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Consultation

Voyage au pays des Soviets : Villeurbanne/ Moscou été 1936

C’est dans une perspective touristique et documentaire que la municipalité villeurbannaise élue en mai 1935 dirigée par Camille Joly, sous l’étiquette de Bloc ouvrier et paysan à dominante communiste, prend l’initiative d’organiser un séjour dans plusieurs villes de l’URSS du 11 au 31 juillet 1936. Le voyage fait l’objet de trois comptes rendus bien différenciés et l’analyse des témoignages illustre la diversité des opinions d’une époque vis à vis du communisme.

tract municipal de présentation du voyage (AMV, 3D9)
plaquette touristique de l'agence Intourist (AMV, 3D9)
Le groupe des villeurbannais à Kharkov (AMV, 3D9)
Le maire Camille Joly et son adjoint Marcel Dutartre à Moscou (AMV, 3D9)
Au sovkhoze de Kharkov : les enfants (AMV, 3D9)

Auteur(s) : François Ménétrier, syndicaliste

 La « caravane » villeurbannaise 

Depuis la Révolution d’octobre 1917 en Russie, les séjours dans la patrie du communisme n’ont jamais cessé[1]. A partir du milieu des années trente, des groupes de voyageurs, composés de touristes, militants et élus syndicalistes, socialistes, communistes, membres de corporations professionnelles, participent à des séjours de quelques jours à plusieurs semaines, à l’occasion de voyages préparés et encadrés par des organismes de l’Etat soviétique : la VOKS et l’Intourist[2].

Dès juin 1935, le Bulletin municipal officiel de la Ville de Villeurbanne se fait l’écho des liens sportifs et culturels entre Villeurbanne, « citadelle rouge » selon Camille Joly, le maire communiste et l’URSS. Le Bulletin de mars 1936 invite les personnes intéressées à prendre contact en mairie de Villeurbanne auprès du Secrétariat général. Une carte en couleur précise étapes et lieux de séjour.

De son côté, Camille Joly propose à plusieurs chefs d’entreprise villeurbannais de participer à ce périple en terre soviétique. Tous déclinent l’offre, avançant des raisons professionnelles ou familiales. Le 13 mai 1936, le Conseil municipal de Villeurbanne vote une délibération qui prend en charge le coût du voyage pour deux délégués de la Municipalité, soit une somme de 5.000 frs. Au final, 27 voyageurs « représentant toutes les nuances de l’horizon politique » selon Pierre Pintaparis [3],  sont inscrits, dont :

- trois élus communistes villeurbannais : Camille Joly, maire, Marcel Dutartre et Jean-Marie Prudent ses adjoints 

- le maire communiste de Vénissieux, Ennemond Romand

- deux délégués de la municipalité de Lyon : Edouard Petit, adjoint radical-socialiste au maire Edouard Herriot et M. Blériot, directeur de l’École d’agriculture de Lyon (sise à Cibeins, Ain) 

- le secrétaire général de la Mairie de Villeurbanne, Michel Dupeuble 

-  le directeur de la coopérative d’imprimerie villeurbannaise ATL, Pierre Pintaparis 

- au moins deux syndicalistes CGT du personnel municipal de Villeurbanne, en particulier Gustave Desgrandchamps [4]

- deux ouvrières : E. Tamanini (de St-Pierre-de-Bœuf, Loire, dont l’adresse est celle de l’usine Baumann) et Louise Blanc-Brude (Rhône) 

- un membre des Amis de l’Union soviétique, section Lyon/Villeurbanne, M. Negra.

Les noms des autres membres de la « caravane » villeurbannaise ne nous sont pas connus, notamment ceux de la plupart des participantes.

Un voyage très encadré

Le jour du départ en gare de Perrache, le 11 juillet 1936, un « Livret du voyageur » [5] leur est distribué, sur lequel figurent les différentes consignes à respecter pendant le séjour, notamment le respect des horaires, les taux de change « 3 francs français pour 1 rouble » ou encore celle qui concerne les photographies : « les bobines de pellicule ou plaques photographiques (qui) ne peuvent sortir de l’URSS que si elles sont développées » [6].

Sont prévus les trajets, uniquement en train, les visites dans les villes et leur durée : 7 jours à Moscou, 3 à Kharkov, 2 à Kiev, etc. Sur place, tout est planifié et détaillé à l’avance par les organisations, militantes ou officielles, qui accueillent les étrangers : cartes de nourriture, cartes de logement, de déplacement, plannings de visites et d’excursions, menus pour les repas…

Le récit du « rite de passage » de la frontière de l’URSS à Niegoreloje est souvent évoqué par les voyageurs des délégations précédentes. Le voyage villeurbannais n’échappe pas à la règle, et dans son ouvrage, Pierre Pintaparis (qui signe P.P.) écrit : « A la frontière polono-soviétique, on ne peut se défendre d’une certaine émotion en passant sous le portique qui enjambe la voie, portant en immenses lettres et en plusieurs langues, au-dessous d’un colossal portrait de Lénine l’inscription suivante : « Union des Républiques Socialistes Soviétiques–Travailleurs de tous les pays, unissez-vous ». C’est un monde nouveau que nous allons voir, une civilisation nouvelle que nous allons coudoyer ».

Dans l’un de ses deux articles publiés par le périodique communiste La Voix du peuple » [7] à son retour d’URSS, Camille Joly est également sensible à cette mise en scène : « Je garderai toujours le souvenir merveilleux de ce magnifique crépuscule qui a présidé à notre départ de Niegoreloye jusqu’à Moscou ».

C’est principalement grâce à trois témoignages de retour d’URSS, que sont connues les conditions de ce périple et les impressions des uns et des autres : l’ouvrage d’une centaine de pages écrit par Pierre Pintaparis paru le 31 août 1936, illustré de 18 photographies prises au cours du voyage ; le tapuscrit d’une vingtaine de pages de Gustave Desgrandchamps : Voyage en U.R.S.S [8] et les deux articles de Camille Joly parus dans La Voix du Peuple en août 1936.

Tous expriment le sentiment général d’assister à un chantier immense, matériel et humain, s’accomplissant sous leurs yeux. Selon Desgrandchamps, « il m’a été possible d’assister au développement d’un peuple tout neuf […] d’un homme tellement différent de l’ancien qu’on le croirait presque d’une autre race » ; Pintaparis évoque l’« œuvre considérable de reconstruction et de création entreprise » et Camille Joly s’émerveille de «  la marche vers la cité future à un rythme toujours accéléré. C’est la marche vers le « communisme ». Même appréciation globale de la part d’Edouard Petit, adjoint au maire de Lyon : « On fait là-bas des efforts considérables et on ne peut, après avoir vu, qu’être rempli d’admiration » [9].

Au fil de ce séjour, «  qui devait remplir uniquement des buts touristiques et surtout documentaires » selon Pintaparis ou « d’études municipales » d’après Joly, nos trois voyageurs font état dans leurs témoignages de ce que chacun a vu et vécu [10]. Si dans l’ensemble, la caravane villeurbannaise participe aux mêmes visites et aux mêmes rencontres, comme en témoignent des photographies de groupe prises à Moscou, Kharkov [11], Kiev ou Varsovie, la retranscription des « choses vues » par nos trois témoins est influencée par l’image que chacun s’est faite au préalable de la Russie nouvelle : celle d’un lyonnais moyen touriste critique, celle d’un syndicaliste comptable pointilleux, ou encore celle d’un voyageur propagandiste militant[12].

Impressions et autres choses vues : écoles, crèches, dispensaires, préventorium, sports.

Le voyage et les déplacements entre les villes s’effectuent uniquement en train dans des wagons-couchettes de 3ème classe et dans les villes, en car ou taxi, à l’exception d’une petite croisière en bateau à vapeur sur le Dniepr sous les plis du drapeau rouge. 7 nuits et 4 jours entiers en chemin de fer, des trajets exténuants sous une chaleur accablante, l’épreuve est bien soulignée dans l’ouvrage de Pintaparis : « Les wagons russes ne paient pas de mine extérieurement. Intérieurement c’est bien pire… » ; elle est peu évoquée  dans le récit de Gustave Desgrandchamps, si ce n’est par une réflexion générale sur « le réseau ferroviaire qui laisse à désirer » et totalement escamotée dans les articles de Camille Joly.

Tous s’accordent à décrire un univers particulièrement favorable à l’enfance et à la santé. Pour Desgrandchamps, « cette sollicitude constante dont l’enfant est entouré est un des souvenirs les plus émouvants que je rapporte de la Russie » et de citer Staline : « Pour faire une Russie noble, forte et heureuse, nos enfants doivent avoir des muscles de fer et des nerfs d’acier ».

L’élu communiste Joly est tout aussi élogieux : « Comment ne pas être émerveillé devant toutes ces réalisations, dont une seule ferait notre gloire : dispensaires, crèches, jardins d’enfants… ».

Pintaparis admire « sans réserve la façon dont est compris l’enseignement […] des choses admirables ont pu être faites sur un plan général en ce qui concerne la santé publique, la protection de la mère et de l’enfant », rajoutant cependant : « Ceci étant, nous avons tout cela en France, mais un peu trop au compte-gouttes et trop livré à l’initiative privée… ».

Usines, travail, syndicat, chantiers.

Les regards sur la vie quotidienne en URSS sont complémentaires sur certains aspects et parfois très différents.

La situation matérielle (salaire, assurance, logement) de l’ouvrier et la place du syndicat intéressent au premier plan Gustave Desgrandchamps qui rapporte de longues séries de chiffres : le nombre de vaches, de porcs et de porcelets à propos du bétail du kolkhoze « Le chemin rouge », la profondeur du barrage et ses 47 vannes, ou encore les 5 m3 d’air pour chaque élève dans une classe, sans oublier le prix de l’eau à Moscou « de 60 kopecks à 1 rouble le m». Quant aux syndicats, partout, « c’est la force, la volonté, le pouvoir du syndicat que l’on voit s’exhaler ».

A propos du travail, des ouvriers et des rassemblements, nos témoins ont plusieurs fois observé que des groupes de travailleurs se rendaient au travail en chantant dans les rues.

Pour Marcel Dutartre, « nous avons vu partout une foule d’ouvriers et ouvrières, resplendissants de santé, travaillant dans l’enthousiasme, se rendant au travail par groupes de 50 ou 60, les outils sur l’épaule et chantant des chœurs », ce que confirme Joly : « Nous avons vu les ouvriers se rendre au travail en chantant… » [13].

Pintaparis est plus précis dans ses observations : « J’ai vu à Kiev, sur une place, une masse d’ouvriers qui devaient partir pour une manifestation quelconque. De nombreux drapeaux rouges étaient parmi eux. Ils étaient alignés sur deux rangs et, ce qui ne m’a pas plu, c’est de voir des hommes en uniforme militaire, ceinturon, baudrier, vérifier l’alignement. [...] A Zaporodje, j’ai vu, à plusieurs reprises, des travailleurs, allant au travail ou en revenant, en chantant gravement. C’était très harmonieux. Mais ils étaient en rangs, en colonne par quatre, impeccable. Je ne vois pas très bien cela chez nous ». A Moscou, où plus de 1500 touristes étrangers sont alors présents [14], « nous remarquons, sur tous les chantiers gardés militairement - ce que nous constaterons souvent - par des sentinelles armées, les imposants portraits de Lénine, Staline et autres Commissaires du Peuple ».

Épilogue

Homme du Parti communiste français, Camille Joly se devait de présenter ce retour d’URSS en véritable voyage de propagande [15] peu conforme à la présentation initiale d’un séjour « d’études municipales ». Ses impressions confiées au Journal de Moscou et retranscrites dans La Voix du Peuple [16], véritable idéalisation d’une société mythique, s’alignent sur un soutien inconditionnel à la politique soviétique.

« L’URSS grandit dans le socialisme, par le travailleur et pour le travailleur, par la jeunesse et pour la jeunesse. Et tous marchent gaiement vers des lendemains merveilleux donnant l’exemple au monde ouvrier. [...] Chaque jour nous permettait de mieux comprendre la nouvelle vie que nous découvrions, comprendre que tout est réalisé par les travailleurs et pour eux, comprendre que tout cela n’a pu se réaliser que par l’existence de la dictature du prolétariat, l’existence d’un parti communiste fort et puissant et sous la conduite de chefs aimés, vénérés des masses russes, ces chefs qui sont les gloires de notre Parti : LENINE, STALINE ». Ses affirmations finales sont claires : « Aux travailleurs français je dirai : c’est aussi votre volonté d’imposer la paix dans le monde ; l’URSS est une force de paix. L’URSS crée le bonheur pour des millions d’êtres humains. Soyez à ses côtés ! ».

Syndicaliste CGT, mandaté par ses camarades de Villeurbanne, Gustave Desgrandchamps ne formule en conclusion de son séjour que « quelques remarques insignifiantes…  qui ne manquent pas de venir naturellement à l’esprit du français, habitué à ses aises, pénétrant pour la première fois en Russie ». Remarques insignifiantes exprimées en onze lignes relatives aux «  réseaux ferroviaires et routiers qui laissent à désirer, mais  sans doute cela tient-il à la nature du sol », ou encore concernant « le matériel employé dans les chantiers de l’immense reconstruction entreprise [qui] apparaît aux yeux du technicien le moins averti comme par trop rudimentaire… ». Enfin, à propos de « la tenue vestimentaire [qui] offre une sorte de négligence à laquelle nos yeux d’occidentaux ne sont pas accoutumés ». Bref rien qui ne puisse désespérer l’ouvrier villeurbannais syndiqué !

C’est sur quatorze pages, que le « lyonnais moyen » et néanmoins syndiqué Pierre Pintaparis tire les enseignements de ce voyage  « […] sans aucune espèce de parti pris ». De fait, il est le seul à évoquer les procès de Moscou de l’été 1936. A  la date du 19 juillet, écrit-il, au cours de la visite du Musée de la Révolution à Moscou, « des dessins, manuscrits, maquettes nous montrent Lénine et les artisans de la Révolution de 1917. Une maquette, entre autres, représente Lénine, Zinoviev et Kamenev poursuivis par le Gouvernement Kerenski et réfugiés dans des cachettes. En voyant cela, une pensée vient à l’esprit : si Lénine avait vécu, qui sait si, au lieu d’être l’idole vénérée, il n’aurait pas subi le sort de ses deux compagnons récemment fusillés » [16]. Et de poursuivre : « Il faudrait être d’une évidente mauvaise foi pour nier les immenses progrès accomplis dans la voie de la libération du travail, en un pays où tout était à faire, sur le plan matériel mais aussi bien sur le plan moral. Mais il faut pourtant bien convenir que la « dictature du prolétariat » s’aménage avec le temps et que des classes se hiérarchisent. Une bourgeoisie se crée petit à petit… Je voudrais bien être sûr que le fonctionnarisme outrancier qui existe en URSS n’est pas, ou ne sera pas un jour, un État privilégié dans l’État ».

Il achève son livre par un propos nuancé, tout en étant finalement assez condescendant et définitif : « Admirons toutes les belles réalisations de l’URSS. C’est un peuple nouveau qui fait du neuf. Son système politique peut s’appliquer aux races diverses qu’elle a prises dans l’ignorance presque absolue et qu’elle gouverne, mais notre peuple français, qui aime savoir et discuter librement, ne pourrait qu’en souffrir. Les Soviets ne sont pas faits pour nous ».


Notes

[1] Voir Kupferman (Fred), Au pays des Soviets. Le voyage français en Union soviétique de 1917 à 1939

[2] Signification des sigles et des missions de ces deux organismes dans l’ouvrage de Cœuré (Sophie) et Mazuy (Rachel), Cousu de fil rouge, le voyage des intellectuels en Russie soviétique. A noter que l’Intourist était contrôlé par le NKVD (police politique à partir de 1934). Béria, son chef, conseilla à la fin des années 1930 à Staline, de ne pas rendre cette tutelle trop visible, pour éviter que « les personnes de la petite bourgeoisie et de l’intelligentsia ne prennent peur des voyages en URSS ». Cet ouvrage précise le rôle et la formation des guides-interprètes, notamment l’enseignement des langues étrangères.

[3] Pierre Pintaparis publie Impressions de voyage : l’URSS en 1936 vue par un lyonnais moyen, éd. ATL, 30 août 1936, un ouvrage d’une centaine de pages écrit en « hommage à mes camarades de l’Association Typographique Lyonnaise qui m’ont facilité cette intéressante étude ».

[4] A noter le refus du syndicat général CGT de la ville de Lyon de se joindre à la délégation villeurbannaise à Moscou, suite à la proposition de Camille Joly.

[5] AMV, 3D 9 : livret intitulé  « Renseignements et règlement du voyage » : 4 feuillets dactylographiés font état des étapes journalières du voyage.

[6] AMV, 3D 9 : une série de 196 photos prises lors du séjour

[7]  La Voix du peuple, journal régional du Parti communiste français, 1 et 8 août 1936.

[8] Tapuscrit d’une vingtaine de pages présenté à ses camarades du syndicat CGT du personnel municipal de Villeurbanne à son retour.

[9] La Voix du peuple, 15 août 1936.

[10] A propos de choses vues, on peut se référer à l’ouvrage de Mazuy (Rachel), Croire plutôt que voir ?

[11] à Kharkov, place Dzerjinski (actuelle Place de la Liberté)

[12] Les archives municipales de Villeurbanne offrent en série 3C plusieurs collections de publications communistes, couvrant notamment les années 1930 : Le Journal de Moscou (1936-1937), Russie d’aujourd’hui (1934-1939), Cahiers du bolchevisme (1924-1939), L’Internationale Communiste (1935-1939), etc.

[13] La Voix du peuple, 5 septembre 1936.

[14] Le Journal de Moscou, 28 juillet 1936 : un entrefilet indique : « Il y a actuellement à Moscou plus de 1500 touristes étrangers. Ce sont pour la plupart des américains. On attend l’arrivée de 34 autres groupes de touristes étrangers de différents pays ».

[15] Voir sur le sujet, l’article de Mazuy (Rachel), Les délégations ouvrières et paysannes en URSS : La propagande par le voyage, mai 2017. http://anrpaprika.hypotheses.org/4291.

[16] La Voix du Peuple, 1 août 1936, article titré : "Une délégation villeurbannaise en URSS : Mes impressions...". (AMV, 4C 601)

[17] Kamenev et Zinoviev ont été fusillés le 25 août 1936. A propos des procès et du constant soutien de Camille Joly à la Russie des soviets, nous pouvons relever qu’il adressera une lettre, le 19 mars 1938, à Monsieur le chef de la 1ère section occidentale de la Société pour les relations culturelles entre l’URSS et l’étranger (VOKS), pour lui faire part de ses «  très vifs remerciements pour le service régulier du Journal de Moscou, qui m’a permis de suivre parfaitement les débats du dernier procès de Moscou et de regretter que dans mon propre pays on n’agisse pas à l’égard des traîtres à leur patrie avec la même sévérité… ». (AMV, 3D9, correspondance du Maire avec Moscou).


Bibliographie

Cœuré (Sophie), Mazuy (Rachel), Cousu de fil rouge, le voyage des intellectuels en Russie soviétique, Paris, éd. du CNRS, 2012, 381 p.

Kupferman (Fred), Au pays des Soviets. Le voyage français en Union soviétique de 1917 à 1939, Paris, Gallimard, 1979, 192 p.

Lavabre (Marie-Claire), Peschanski (Denis), « L'image de I'URSS, diffusée par le Parti communiste français : soixante ans d'Almanachs », Revue des Etudes slaves, n°57-4, 1985, p. 637-647.

Mazuy (Rachel), Croire plutôt que voir ? Voyages en Russie soviétique (1919-1939), Paris, Éd. Odile Jacob, 2002, 369 p.

Mazuy (Rachel), Les délégations ouvrières et paysannes en URSS : La propagande par le voyage, mai 2017. http://anrpaprika.hypotheses.org/4291.

 

 


Sources

Archives municipales de Villeurbanne :

3C 88 : La Voix du Peuple, PCF, édition hebdomadaire, région lyonnaise (1934-1950)

3C 201 : Journal de Moscou, (4 fév. 1936-26 déc.1937)

3C 269 : Russie d’aujourd’hui : organe mensuel des Amis de l’URSS, (sept. 1934-fév. 1939)

3C 175 : Cahiers du bolchevisme, organe théorique du Parti communiste Français (S.F.I.C.), (21 nov.1924-août 1939)

3C 178 : L’internationale communiste : organe bimensuel du Comité exécutif de l'Internationale Communiste, (janv.1935-août 1939)

3C 179 : L’internationale syndicale rouge : revue mensuelle éditée par le bureau exécutif de l'I.S.R.-Moscou, (avril 1922-août 1926)

3C 180 : La Correspondance internationale, (janvier 1935-août 1939)

3C 182 : La littérature internationale, éditions littéraires d’Etat, Moscou, (1937).

2D 32-34 : correspondance du maire (1935-1938)

2D 42 : correspondance du maire avec le Syndicat général du personnel municipal (1925-1939).

3D 9 : correspondance du maire C. Joly : courriers de demande de documentation à la Société pour les relations culturelles entre l'URSS et l'étranger, Moscou (1937-1939). Copies dactylographiées des éditoriaux du maire publiés dans La Voix du Peuple (1935-1936).

Voyage municipal en U. R. S. S. en 1936 : album de 158 photographies et reproductions de cartes postales, accompagnées de 61 négatifs (juillet 1936), prospectus, affichette (en multiples exemplaires), notice de renseignements sur le voyage du 11 au 31 juillet 1936, 3 cartes postales, ouvrage de P. Pintaparis, Impressions de voyage : l'URSS en 1936 vue par un lyonnais moyen, éd. ATL, (1936), 94 pages.

10 Z 4 : publications de Gustave Desgrandchamps : Voyage en U.R.S.S : compte rendu dactylographié du voyage organisé par la Mairie de Villeurbanne du 11 au 31 juillet 1936.

 


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