La vie du Rize+ : une mémoire collective évolutive

Le projet du Rize+ se situe dans la continuité du projet du Rize, dont trois objectifs importants sont de :

  • rendre la culture, dans toutes ses acceptions, accessible à tous ;
  • participer à la construction d’une histoire du territoire villeurbannais (par la collecte et conservation d’archives relatives au territoire, l’étude par des chercheurs de ces archives et leur valorisation auprès du grand public par des médiations) ;
  • récolter, conserver, partager et faire vivre les mémoires villeurbannaises.

Ce site web permet à n’importe quel usager ou agent de se renseigner sur l’histoire de Villeurbanne et sur les mémoires qui lui sont associées : il peut accéder à de nombreuses archives numérisées des fonds conservés au Rize, mais aussi à des traces en ligne de médiations proposées au Rize au fil du temps.

À travers le Rize+, les anciennes actions du Rize peuvent ainsi avoir une seconde vie : elles survivent ainsi au temps court de l’évènement, se constituant au fil du temps comme traces des regards portés par des habitants, des artistes, des chercheurs et des médiateurs sur le territoire villeurbannais. Le Rize+ participe ainsi à la constitution d’une mémoire de Villeurbanne, mais aussi d’une culture locale.

Il ne s’agit donc pas de donner accès à une actualité immédiate, mais d’offrir un voyage dans l’histoire et les mémoires locales. L’accès aux cultures (légitimes et populaires) s’ancre ainsi dans le temps long, participant ainsi à la continuité et à l’évolution d’une culture (au sens anthropologique) spécifiquement villeurbannaise.


La mémoire serait [...] la présence du passé, sous différentes modalités, dans les sociétés, les groupes sociaux ou les individus, façonnées par les subjectivités et les enjeux propres à chacun des porteurs. En regard, l’histoire aurait une vocation universelle, sans investissement de croyances, indépendante des souvenirs. Évoquant des mémoires des groupes sociaux, G. Noiriel écrit : « Si ces mémoires charrient des vérités souvent plus denses et plus intenses (car plus proches du vécu) que celles de l’historien, elles sont aussi, bien souvent des mémoires sélectives, partielles et partiales.

Offenstadt Nicolas, L’historiographie, Paris, Presses universitaires de France, 2011, pp.111-112.


Si elles supposent toutes un système symbolique de représentations et de pratiques, les définitions de la notion de culture s'inscrivent dans une double tension : entre une acception universelle qui l'oppose globalement à la nature et un sens relativiste désignant les mœurs et coutumes des peuples ; entre un usage restreint aux œuvres d'art reconnues comme telles et une approche anthropologique plus large englobant les manières de penser et de faire de différents groupes (nations, ethnies, classes...). Ces tensions s'enracinent dans l'histoire de la notion de la culture et de ses usages sociaux

Sapiro Gisèle, « Culture : vue d’ensemble », Encyclopædia Universalis, http://www.universalis.edu.com/encyclopedie/culture-vue-d-ensemble/.

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