Accueil > Archives en ligne > Collections > Albums > Les affiches de la Guerre d'Espagne > 3.- Olimpiada popular

Archives en ligne

Imprimer la page

3.- Olimpiada popular

8Fi308

1936, graphiste LEWY F., réalisée pour le compte du C.A.D.C.I. (Centre autonomista de dependentes del comerç y de la industria).

Version française d'une affiche catalane représentative du style de F. Lewy, descendant d'une famille juive allemande, évadé d'un camp nazi en 1933 et réfugié à Barcelone avant de rejoindre Cincinatti à la fin de la guerre.
A. Bujard

Le Comité Olympique International, par un vote du 13 mai 1931, préfère Berlin à Barcelone pour accueillir les Jeux Olympiques de 1936.  Le Comité d’organisation allemand est formé le 24 janvier 1933, six jours avant l’arrivée de Hitler au pouvoir. Le racisme gangrène tous les secteurs de la vie allemande. Le sport n’est pas épargné.

« … Le sport allemand est fait pour les Aryens. … La direction de la jeunesse allemande appartient toute entière aux Aryens et non pas aux juifs. » Von Tshammer und Osten, Führer des Sports.

 Un mouvement de boycott des jeux de Berlin prend naissance aux Etats Unis dès avril 1933, estimant que les Jeux pouvaient être menacés en raison des mesures discriminatoires des autorités allemandes prises envers les juifs.

Le 6 mai 1936, de Barcelone, les sportifs espagnols – surtout catalans – lancent une invitation pour que se retrouvent à Barcelone, du 22 au 26 juillet 1936, les sportifs du monde entier dans les « Olimpiada Popular » du Sport et de la Culture.

Un Comité International, présidé par Justin Godart (Sénateur du Rhône) convoque tous les adversaires des Olympiades de Berlin à une Conférence internationale, les 6 et 7 juin 1936, à Paris, afin que le mouvement olympique serve la cause de la paix et de l’entente entre les peuples.
Les sportifs arrivent à Barcelone dès le 17 juillet.  Surpris par le soulèvement de Franco contre la République, la plupart des athlètes, après avoir été, plusieurs jours durant, cantonnés dans leur chambre pour des raisons de sécurité, regagnent leurs pays. Une poignée reste pour se battre aux côtés des Républicains : c’est le premier noyau des « Volontaires Etrangers ».

Aucun commentaire