Prendre place au coeur de l'engagement

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Entrez dans l’agora et prenez le temps de découvrir et écouter ces citoyens et citoyennes de Villeurbanne qui se sont engagés, hier, aujourd’hui…et demain ? Témoignages, archives et repères historiques composent une mosaïque de récits, à la fois intimes et universels : des « pour » et des « contres », des luttes exemplaires ou modestes, des victoires ou des défaites. En aucun cas une histoire complète de l’engagement à Villeurbanne, mais des rencontres qui vous sont proposées comme autant de balises posées au fil de son histoire.
Les grands conflits du 20e siècle ont bien sûr fait date ici comme ailleurs et suscité des parcours de combat et de Résistance : Première et Seconde Guerres mondiales, Guerre d’Espagne en 1936 ou Guerre d’Algérie jusqu’en 1962… De même que les mobilisations populaires nationales ont trouvé un écho dans la ville : les grandes grèves de 1936 ou 1968, les luttes des années 1960 et 1970 contre la désindustrialisation, la « Marche des beurs » en 1983… Mais l’esprit d’indépendance local a aussi révélé ou permis des parenthèses tout à fait originales : Insurrection en 1944, Déclaration de Villeurbanne signée au Théâtre national populaire en 1968 ou « Affaire de la Sainte-Famille » en 1973 ; l’émergence de lieux singuliers tels que le Palais du travail ou le CCO (Centre culturel oecuménique) ou encore la vivacité d’associations militantes comme l’Asav (Association sportive algérienne villeurbannaise), l’Afal (Association France -Amérique latine) ou la Frapna (Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature).
Que Villeurbanne précède ou accompagne les avancées sociales : éducation populaire, syndicalisme, féminisme, lutte contre les discriminations, solidarité avec les migrants ; que les mots d’ordre et les stratégies de mobilisation diffèrent selon l’époque ou les protagonistes ; toujours le collectif fait sens pour les acteurs quand il s’agit de trouver ou retrouver du « pouvoir d’agir » en dépit des processus de domination sociale. Tous expriment le désir de ne pas être seul pour affronter les difficultés et les injustices et la joie d’être ensemble dans la lutte ! Un « nous » pour rêver, agir, affirmer et réinventer s’il le faut la citoyenneté.

Chemin de fer Est, grève en 1936 Affiche du comité mondial des femmes contre la guerre et le fascisme, 1936, AMV 8Fi1380 Comission jeune, usine Delle, AMV 19Fi571 Affiche du collectif Jamais Sans Toit, Villeurbanne, 2018