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BREVET (Andrée)

Née à Alafretaz, petite commune de l’Ain, le 1er mars 1920 dans une famille catholique.

Elle suit sa famille qui s’installe à Lyon, puis à Caluire et commence à travailler en 1936 comme secrétaire-caissière dans une petite entreprise. Elle prend alors contact avec une section de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) qui démarre à Cuire, est nommée présidente de la section locale, puis, très rapidement présidente fédérale.

 En 1939, elle déménage avec sa famille à Villeurbanne, 2 rue Aynès, où son père, Marie-Célestin Brevet, reprend en novembre 1939 une fabrique de pâtes alimentaires et produits de régime. Toute la famille participe à la Résistance. Le père, aidé de son épouse, héberge tout d’abord des résistants puis accueille des opérateurs pour des émissions de radio. Andrée, la plus jeune, diffuse les premiers cahiers de Témoignage chrétien.Avec Francis Chirat, en mars 1943, elle fonde un Comité d’entraide aux familles des victimes de la rafle du 1er mars 1943, victimes de toute obédience : catholiques, protestants, communistes ... Mais, dénoncés, comme ses deux frères engagés dans le réseau « Phratrie» qui quittent Villeurbanne, ses parents se réfugient en Suisse. 

Obligée de fuir, elle gagne Paris pour poursuivre son activité et entre au réseau « Corvette » en avril 1944. Au cours d’une mission le 17 juillet 1944, elle est arrêtée par la Gestapo, mise au secret à la prison de Fresnes. Longuement  torturée, elle ne parle pas et est déportée au camp de Ravensbrück, puis dirigée sur Torgau à 200 km de Ravensbrück pour travailler dans une usine de munitions. Mais, refusant de fabriquer des armes destinées à tuer des combattants français et alliés, elle est immédiatement reconduite à Ravensbrück où elle disparaît 7 mois plus tard, le 23 mars 1945, à l’âge de 25 ans.

Citation le 29 mai 1945 de la Croix de guerre avec étoile de vermeil,  médaille de la Résistance, chevalier de la Légion d’Honneur.

La municipalité de Villeurbanne dirigée par Gilbert Chabroux honore sa mémoire en baptisant de son nom l’ancienne rue Aynès, parallèle à la rue Francis-Chirat, au sud de la place Grandclément, par délibération du 15 juin 1993. La rue Andrée-Brevet est inaugurée le 19 juin 1993.

 

Pour en savoir plus, cliquez ici :

Dictionnaire Biographique Le Maitron

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